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Deux cadres, une seule préparation

Ce que le CMMC américain et le PCCC canadien exigent réellement de votre entreprise, et pourquoi l’essentiel du travail ne se fait qu’une fois.

Pourquoi ces exigences existent

Les adversaires n’attaquent plus les grands maîtres d’œuvre : ceux-ci sont bien défendus. Ils passent par leurs fournisseurs, qui le sont moins et qui détiennent pourtant une part de la même information.

Une chaîne d’approvisionnement vaut la sécurité de son maillon le plus faible, et ce maillon est statistiquement une petite entreprise. D’où le déplacement de l’exigence vers l’ensemble de la chaîne.

Ce n’est donc pas de la paperasse administrative. C’est la reconnaissance que l’information qui transite par vos systèmes a de la valeur pour quelqu’un d’autre que vous.

Les deux cadres en un coup d’œil

CMMCPCCC
PaysÉtats-UnisCanada
AutoritéDepartment of WarServices publics et Approvisionnement Canada, avec le ministère de la Défense nationale
Norme de référenceNIST SP 800-171, révision 2 et NIST SP 800-172ITSP.10.171, version canadienne de NIST SP 800-171, révision 3
Information viséeFederal Contract Information (FCI) et Controlled Unclassified Information (CUI)Information désignée
Nombre de niveaux33
Exigences par niveauNiveau 1 : 15 exigences Niveau 2 : 110 exigences Niveau 3 : 110 + 24 exigencesNiveau 1 : 13 contrôles Niveau 2 : 98 contrôles Niveau 3 : 200 contrôles
Qui évalueAuto-évaluation aux niveaux 1 et 2. Évaluation par tierce partie et évaluation gouvernementale suspendues depuis juillet 2026.Niveau 1 : l’entreprise elle-même Niveau 2 : organisme accrédité par le Conseil canadien des normes Niveau 3 : ministère de la Défense nationale
Où déposer le résultatSPRSProfil de fournisseur CanadaBuys

Le socle commun

C’est le point le plus important de cette page, et celui qui change la perception du problème.

Les deux cadres reposent sur la même famille de normes. NIST SP 800-171 est une norme américaine qui décrit comment protéger de l’information gouvernementale sensible hébergée chez un fournisseur privé. ITSP.10.171 en est la version canadienne, publiée par le Centre canadien pour la cybersécurité, qui indique lui-même qu’il n’y a pas de changement technique substantiel entre les deux documents.

Concrètement : l’inventaire de vos actifs, la définition de votre périmètre, votre plan de sécurité, vos politiques, l’authentification multifacteur, la journalisation, la gestion des correctifs, la formation de votre personnel. Tout cela se fait une fois et sert des deux côtés de la frontière.

Une nuance à connaître : le CMMC s’appuie sur la révision 2 de la norme, ITSP.10.171 sur la révision 3. Quelques exigences sont formulées différemment. L’écart est réel, mais marginal au regard de l’effort total.

Est-ce que ça me concerne ?

Quatre questions suffisent le plus souvent à trancher.

  • Vendez-vous, ou souhaitez-vous vendre, à un ministère de la Défense canadien ou américain ?

  • Êtes-vous fournisseur d’une entreprise qui le fait ?

  • De l’information technique, contractuelle ou opérationnelle provenant d’un contrat de défense transite-t-elle par vos systèmes ?

  • Un client vous a-t-il déjà transmis un questionnaire de sécurité ou une clause de cybersécurité ?

Le point le plus contre-intuitif : le déclencheur n’est ni votre taille, ni votre rang dans la chaîne, mais le type d’information que vous manipulez.

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